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AI Act : depuis le 2 août, les contenus générés par IA doivent être étiquetés en Europe
Deepfakes signalés, chatbots identifiés comme non humains, images filigranées : l'article 50 du règlement européen s'applique. On vous explique qui est responsable, quoi marquer, et ce que ça change.
DécryptageLa rédaction12.08.20265 min
Ce qui change exactement depuis le 2 août 2026
L'article 50 de l'AI Act entre dans sa phase d'application. Concrètement : toute image, vidéo ou texte généré par une IA diffusé dans l'Union européenne doit être signalé comme tel. Les deepfakes (contenus altérés qui imitent une personne réelle) doivent être marqués de façon visible et inviolable. Les chatbots, eux, doivent annoncer leur nature non humaine. Les plateformes doivent se doter de mécanismes de détection — filigranes, métadonnées C2PA — pour identifier ces contenus en amont.
Combien ça coûte de s'en moquer ?
Les amendes peuvent atteindre 7 % du chiffre d'affaires mondial ou, selon le cas, 35 millions d'euros. Les autorités nationales de surveillance (encore à désigner dans certains États membres, dont la Belgique à la mi-août) seront chargées de l'application. Les filigranes restant contournables, c'est l'assiette de sanctions qui fera la vraie différence de compliance.
Anthropic, premier grand labo à jouer le jeu
Le 11 août, Anthropic a annoncé filigraner les textes générés par ses modèles, Claude compris. Deux techniques : un marquage intégré au texte qui survit au copier-coller, et la norme ouverte C2PA pour les fichiers. Applicable aux modèles publiés après le 2 août, puis étendu aux anciens, via Claude, l'API, Claude Code, Claude Cowork et Claude Tag. Un premier geste concret d'un labo américain pour un règlement européen — à suivre côté OpenAI et Google.
« Le filigrane n'est pas une barrière infranchissable : c'est une traçabilité. L'Europe parie que la traçabilité découragera plus que la sanction. »
Ce que ça change pour vous
- Créateur de contenu : signalez vos visuels IA sur les réseaux, les plateformes doivent les marquer.
- Développeur : votre API doit exposer des métadonnées de provenance si vous générez du contenu pour l'UE.
- Citoyen : les deepfakes d'apparence réelle devront être signalés — une protection contre la désinformation, pas une censure.
- Entreprise : auditez vos workflows marketing et support : chatbot non identifié = risque d'amende.
En bref
| Date d'effet | 2 août 2026 (article 50 de l'AI Act) |
| Contenus concernés | Images, vidéos, textes générés ; deepfakes ; chatbots |
| Amendes | Jusqu'à 7 % du CA mondial ou 35 M€ |
| Premier labo compliant | Anthropic (filigrane texte + C2PA) |
| Limites | Filigranes contournables, autorités nationales incomplètes |
Sources
RTBF — « Quelles sont les nouvelles obligations de transparence imposées par l'UE depuis ce 2 août ? »,
2 août 2026 ·
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TechCrunch — « Anthropic says it will watermark text generated by its AI models », 11 août 2026 ·
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